LES BONBONS

Illustration d'un bonbon aux couleurs de Keskidees
Crédit photo : Keskidees

 

Aujourd’hui, une petite note sur les bonbons. Que je n’apprécie pas. Je n’ai rien contre, mais je n’en mange pas. Toutefois, nous en avons toujours quelques uns qui traînent. Nous en avions toujours quelques uns. Désormais, nous en avons un carton entier (exagération minime). Qui ne désemplit pas.

Tout à commencé le soir de notre premier Halloween aux États-Unis, le 31 octobre 2017. Après 20 minutes de « trick or treating » dans le voisinage, le butin remplissait un panier en osier de taille conséquente. Les sorcières, zombies et autres super-héros avaient commencé leur consommation en route, pour ne pas en perdre une miette.

De retour au manoir (de sorcière), j’ai renversé le panier et vidé les poches sur une table. Quelle ne fut pas ma surprise face à la quantité gigantesque de friandises amassées! Et celle encore plus grande et aiguiseuse de curiosité de découvrir tout-ce-qui-n’était-pas-friandises, (qui justifie les recommandations de « vérifier le contenu des paniers », et qui fera l’objet d’une prochaine note, vers novembre prochain, lorsque j’aurai consolidé ma collection « d’improbables friandises »).

Je n’avais jamais vu autant de bonbons, à part dans une confiserie. Ou aux rayons « bonbons », évidemment. Finalement, nous nous retrouvions avec une quantité équivalant à trois ans au moins de consommation parisienne. Sachant que je n’ai jamais eu à réguler, limiter ou contrôler une consommation assez sporadique. Peu importe me dis-je, à part le casse-tête de trouver où et comment les ranger dès le lendemain, 1er Novembre, ces bonbons nous tiendront un bon moment. Il faudra simplement veiller à en prendre de temps en temps pour diminuer la pile (car non seulement je n’aime pas le goût des bonbons d’aujourd’hui, mais je n’aime pas non plus leur aspect, j’aime mieux ne pas les voir. Et soyez sûrs qu’ici je n’ai pas encore trouvé les si jolis bonbons au coquelicot ou à la violette de mère-grand).

Tout allait donc à merveille dans le meilleur des mondes sucrés, quand… Noël se pointa.

Et BIM! La pile est remontée de son tiers avec les mini barres chocolatées – car ici, pas de chocolats au sens (et au goût) que nous connaissons, mais tellement d’autres options : Snickers, M&Ms, MilkyWay, MilkyWay Hershey’s, Reese’s, Twix, Muskeeers… un véritable festival du snack marron. Toutefois je reconnais avoir assez brillamment aidé à dégonfler le tas de ce tiers chocolaté. Puis la famille et les amis ont également contribué à piocher confiseries et autres sucreries tout au long des célébrations. La pile s’érodait.

Et BIM! La Saint-Valentin débarque! Car à l’école, quand de mon temps (« le temps jadis » semble-t-il) et en mon lieu (Paris) les amoureux de cour d’école s’écrivaient des poèmes à base de « je t’aime d’amour plus que d’amitié » en s’offrant des fleurs volées dans jardinières publiques pour cette fête de l’amour éternel, et bien de nos jours, et en ce lieu, TOUTE la classe fête la « Saint-Valentin de l’amitié », et chaque élève apporte une carte et des bonbons à ses 26 autres camarades. En fin de journée, le 14 février 2018, tous nos efforts de diminution de la surface du Mont-de-Sucrerie érigé du côté ouest du placard sont anéantis par l’ajout d’une trentaine de paquets de confiserie en remblayage.

Une petite partie du reste des bonbons emmagasinés au 30 avril 2018. Crédit photo : Keskidees

 

Le 15 février je reconnais, malgré mon positivisme légendaire, que nous sommes à la traîne. La pile grandit. Pour autant, je mise tout sur une tactique assez subtile mise en place dès le mois de novembre à la suite d’Halloween : toujours, toujours, toujours proposer des bonbons aux invités. Et souvent, souvent, souvent inviter les camarades du voisinage. En réalité, je me suis assurée dès le 2 novembre au matin, après avoir réorganisé mon placard, des allergies (ou plutôt de l’absence d’allergies) de tous les petits voisins et de la permission des parents concernant la consommation de friandises. Dans ma grande générosité, j’invite toujours les copains à se servir dans le plat de bonbons que je sors à l’occasion de leur venue. La pile diminue donc régulièrement. À un rythme tranquille. Trop tranquille…

Car BIM! Me voilà entrain de fêter la Saint-Patrick, et pas avec une bière mes amis, mais avec un vieux lutin horrible, tout de vert vêtu, ce « Leprechaun », qui est plein de malice, fait tout un tas de farces, vole des tas de choses à rapporter dans son trou (ou terrier ou grotte, que sais-je), MAIS qui laisse évidemment tomber derrière lui une partie de son trésor en s’enfuyant, trésor principalement constitué de pièces d’or (fausses) et de fichus BONBONS (vrais). Nous ne sommes même pas en Irlande! Alors là, à ce stade, sachant qu’il me restait 15 jours avant Pâques, j’ai laissé filer.

Je savais que les Américains aimaient au moins autant que moi le gras-sucré-salé, mais je n’avais aucune idée de ce culte du bonbon chez les enfants. Évidemment dès le début de l’année pourtant, l’histoire d’échanger des bons points contre des chewing-gums en classe était un signal assez fort… Ces pauvres petits Américains expatriés en France, mais enfin quelle dure adaptation! Je doute fort qu’il y ait distribution événementielle de confiseries tout au long de l’année dans aucune école de France et de Navarre. Les pauvres petits vont faire de leur mieux en classe pour accumuler durement dix bon-points à la sueur de leur cervelle, et au lieu d’un délicieux chewing-gum Hollywood (donc français ironique, non?), vont récolter une image éducative sur la nidification de la grue.

Mais pour en revenir à mon adaptation personnelle, j’ai pris le parti de livrer des bretzels, des bonbons « bio », ou de vulgaires fruits lorsque je suis sollicitée par l’école. Car malgré mon ton moqueur, je participe joyeusement à toutes ces célébrations divertissantes et enrichissantes (pour qui est sensible à la typographie, ou s’émerveille devant un packaging, notamment). Voilà donc ma maigre contribution aux festivités sucrées, au travail acharné des nutritionnistes, et à ma bonne conscience.

 

Boite de caramels Mary Jane de la marque NECCO
Les caramels Mary Jane de de la marque NECCO, confiseur de la Nouvelle Angleterre depuis 1847. Crédit photo : Keskidees

 

 

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