Je pratique la tapisserie de haute-lisses, dont j’ai appris les rudiments en France avec mon professeur, puis dans les livres, et en expérimentant. J’utilise une technique très ancienne, « des Gobelins », qui donne un rendu « à plat ». C’est une pratique fastidieuse et très méditative, dont j’aime chaque geste, chaque sensation, depuis la préparation de mon métier vertical jusqu’à la finalisation des pièces décoratives.

J’ai récemment découvert la « punch needle », une technique qui se rapproche de la broderie, ou du point noué. J’aime la rapidité d’exécution et la mobilité que permet cette technique par rapport à mon grand métier. Je suis moins éprise de ce geste que des mouvements du tisserand. Le plaisir de voir un travail avancer si rapidement avec cette technique est cependant bien agréable, et je m’octroie donc des pauses « punch needle » au cours fil de mes tapisseries.